Showing in: Circuit Empire
Production Information
La fin des années 80. Le conflit
libanais semble s'éterniser. Une trêve se prolonge.
Khalil, un homme d'une trentaine d'années, revient à Beyrouth après une très longue
absence. Il s'enferme dans un hotel du secteur ouest et n'en sort, la première fois, que
la nuit, comme s'il redoutait toute confrontation au grand jour avec la ville. Mais
Beyrouth est une petite ville. Ils sont de plus en plus nombreux à le connaitre, fantome
d'un homme disparu au cours d'un combat dans les montagnes, il y a plus de dix ans.
Et il s'agit bien de lui, Khalil Chams, que tout le monde croit mort, aujourd'hui sous son
identité. |
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Ses
anciens amis le retrouvent chez sa jeune soeur, Hanna, la seule personne que Khalil
cherche véritablement à revoir, qui vit encore dans l'appartement
familial.
Aux nombreuses questions que ses anciens amis lui posent - a-t-il effectivement dérobé
la caisse de l'organisation à laquelle, ensemble, ils appartenaient? - s'est-il servi de
cet argent pour disparaitre? - Khalil n'apporte aucune réponse. Il s'enferne dans un
mutisme qui accentue encore plus le malaise de ces "retrouvailles", qu'il n'a
pas voulues.
Il retrouve Ghassan, l'homme qui lui avait fourni, il y a 10 ans, de nouveaux papiers
d'identité pour lui permettre de disparaitre, et qui donc était le seul à le savoir
vivant.
Khalil veut reprendre sa vraie identité, celle de Khalil Chams, effacer ce monsieur X né
il ya 10ans, mais on ne fait pas renaitre les morts comme ca, meme à Beyrouth...
A cette fiction sur un temps
'passé', vient s'insérer, en courtes séquences documentaires, le témoignage de
plusieurs des comédiens qui parlent de leur vraie vie au Liban, non pas en tant que
protagonistes du film mais en tant que véritables témoins de ces 16 années de guerre.
Libanais, femmes et hommes, qui, pour la plupart, se connaissent depuis bien longtemps, et
qui ont donc partagé et vécu, chacun à leur facon, plus d'un épisode de ces années.
L'homme réel et celui fictif
(l'acteur). la realité et la fiction s'entremelent. Si l'homme fictif est encore plongé
dans dans le chaos des guerres libanaises, l'homme réel, lui, en est libéré. il a, à
priori, le recul qui permettrait de considérer ce qui a bien pu se passer. Seul Khalil,
celui sans qui ce scenario n'aurait lieu d'etre, demeure un personnage de fiction. Il
n'existe et ne peut exister que dans la fiction, il est à la fois la question et la
réponse du film.
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